Marques bleues – Christophe Doncker – Banlieue Est Éditions – 2022 – ISBN 9782492812101

Au plus fort de mai 68, face aux CRS, Daniel Cohn-Bendit brandissait un porte-voix. Face à lui, des CRS bardés de noir et de ferraille, les yeux aveugles derrière leurs lunettes étanches aux gaz. Les rangs des manifestants, de plus en plus denses, passaient sans un mot devant les forces de l’ordre.

Très vite, les jeunes vont battre le pavé et pas que… !

*

Vendredi 3 mai. Whisky pour les hommes, liqueurs pour les dames. Sous la table, un pied remontait le long de la cheville de Jeanne Bouchardon… Elle agita la cloche de table.

– Bon, il y a du clafoutis aux pommes. On prend le café à table ou au salon ?

*

Pendant que la rue s’enflamme, dans les salons une autre température monte…

*

Dans ce nid de guêpes, quelques personnages :

Michel Bouchardon, un ancien du SAC, commissaire principal du commissariat de la rue Truffaut.

Jeanne, son épouse.

Romain, Félicien, Nadine, les enfants du couple Bouchardon.

Odette, leur jeune cousine.

Maria, la jeune bonne espagnole des Bouchardon pour qui la tour Eiffel fait penser à ces engins sur lesquels les hommes de la Guarda Civil franquiste étranglaient les condamnés à mort au garrot.

Alexandre Joffrin, ténor au Barreau de Paris.

Maurice Bergé, stature sportive, photographe de presse, un impulsif.  Il s’était engagé sur un coup de tête en Algérie. Un temps dans le collimateur du contre-espionnage depuis son retour d’Algérie pour soupçon d’exfiltration d’Algériens ou comme porteur de valises pour le FLN.  Parrain du jeune Romain Bouchardon, « un sale gosse » qui vit une année de punition en Angleterre.

Le photographe a eu une sérieuse altercation avec le dénommé Jean-Claude Lançon, étudiant en droit, membre fondateur d’Occident, le groupuscule d’extrême droite.

Les enquêteurs : l’inspecteur divisionnaire Charles Joubert et « Zorba » ou « Kakis » surnoms de l’inspecteur principal Antoine Yannakakis, un vrai chien de chasse.

*

Siège du SAC, rue de Solferino. Il est trois heures du matin.

*

Quand Maurice Bergé est retrouvé tabassé à mort, chez lui, et que dans la rue monte la clameur des combats de rue de mai 68, toutes les pistes s’offrent au lecteur.

*

Après « Le dernier Khmer » publié en 2016, Christophe Doncker nous offre un second roman finement ciselé. Véritable « touche à tout » comme il se décrit, il a été patron d’un restaurant-cabaret, membre du barreau de Bruxelles, comédien oubliable et oublié, l’écrivain plonge le lecteur dans un véritable suspense aux rebondissements surprenants.  

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