48 heures pour mourir – Andreas Gruber – Editions l’Archipel – 407 pages – Septembre 2015

48 heures pour mourir andreas gruber l archipel policier.jpgCarmen sentit sur sa nuque une légère piqure. Quand elle ouvrit les yeux, une pesante obscurité l’entourait… En revanche, elle sentait une odeur d’humidité, de bois et de ciment. Elle passa sa langue sur ses lèvres. De la poussière granuleuse… Elle voyait, dans le miroir devant elle, un coffrage en bois, à l’intérieur duquel avait été coulé du béton. Seul son visage émergeait de la surface grise, du front jusqu’au menton… Sa cage thoracique prise dans un étau.

Hanna Nemez est retrouvée par le prêtre et le sacristain de la cathédrale Notre-Dame, l’emblème de Munich. La femme n’avait sur elle ni chaussures ni bas. Ses pieds nus étaient attachés aux pieds métalliques de la console des orgues de la cathédrale. Un tuyau épais comme le pouce lui sortait de la bouche. Un bidon d’encre noire était posé à côté d’elle…

A vingt-six ans, Sabine est la benjamine du commissariat de permanence. Travaillant en liaison avec la police judiciaire, les policiers de ce service étaient parfois surnommés les « pompiers ». Avant même l’arrivée d’un membre de la PJ sur le lieu du crime…ils avaient déjà relevé les indices, constaté les causes de la mort et interrogé les témoins.

Lorsqu’elle s’approcha du clavier des orgues Sabine Nemez blêmit…

Sabine se rendit dans le bureau de son supérieur. Kolonowicz, géant aux larges épaules, moustaches et cheveux moutarde, avait la quarantaine bien tassée. Ses rides et ses cernes le vieillissaient, sa corpulence et sa voix retentissante évoquaient pour elle le père des dieux, Zeus…

Griesskirchen à environ sept kilomètres de Vienne, Dutsy, le chien d’Helen psychothérapeute s’était calmé… mâchouillant puis recrachant… Helen saisit alors quelque chose de long, de doux, et de chaud. Un doigt humain ! L’instant d’après, il recracha… Une bague !

Le téléphone de Kolonowicz sonna, mais il transféra l’appel sur une autre poste.

Il murmura alors à Sabine : « Autre chose, Un collègue du BKA, l’Office fédéral de police criminelle, arrive de Wiesbaden. Maarten S. Sneijder« . Il est originaire de Rotterdam. Un vieux briscard à qui rien n’échappe. Il a autant de flair qu’un chameau qui renifle une flaque d’eau à vingt kilomètres…Grand amateur de thé à la vanille, de librairies, Maarten S. Sneijder a autant de cœur qu’une hyène enragée…

Quelque part un téléphone sonne. Une voix étrange dicte une énigme à l’interlocuteur abasourdi : « Vous avez 48 heures pour la résoudre. Sinon… ».

407 pages d’un récit haletant… Quelques heures de lecture frissonnante et Andréas Gruber vous aura subjugué. L’auteur est un véritable as du suspense germanique.

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