(1) Esthétique Imaginiste – Richard Miller – Les Editions du CEP – 149 pages – Octobre 2015

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Esthétique.jpgUne, deux, trois chroniques consacrées à un recueil de 149 pages ne seront pas coutume.

Mais je jugeai intéressant de procéder de la sorte tant les quatre textes composant le recueil sont d’une richesse de réflexions que dès l’introduction, le débat s’ouvre d’emblée.

D’abord écrits pour être présentés oralement, chacun des textes présentés à plusieurs reprises a donc évolué au fil des échanges avec l’auditoire dont l’intérêt va pousser l’orateur à développer plus encore sa recherche philosophique.

En les réunissant, Richard Miller pouvait aller plus avant dans la compréhension des concepts d’imagination, d’image, d’imaginisme…, confrontant ceux-ci à des aspects de la création artistique.

Dans cette première chronique je m’arrêterai donc au premier texte qui tend à expliciter ce qu’il faut entendre par imagination.

La visée première de Richard Miller est une théorie de l’agir humain. L’être humain ne voit jamais la réalité mais uniquement les images-de-réalité qu’il crée lui-même spontanément et continûment grâce à sa faculté d’imaginer le réel, de l’évaluer, de le penser, de l’expliquer et d’agir en fonction.

L’humain a la faculté de dépasser librement le bruit vers le son, la couleur vers l’œuvre, le texte imprimé vers une histoire racontée, le sensible vers le non-sensible.

L’œuvre d’art, l’œuvre écrite, cinématographique, théâtrale… seront la manifestation immédiate de ce que la sensation humaine adjoint à tout moment un surcroît à ce qui se présente.

Elles rendent manifeste que le matériau réel qui se présente aux sens, à la perception, est comme « disponible », comme s’il entretenait avec l’humain une complicité.

La sensation n’est pas une simple impression souligne Richard Miller. Elle est le produit d’un travail, d’un agir opéré par le corps sensible sur l’impression « entrante ». Toute sensation, même la plus simple ou la plus immédiate, est donation de sens à la « réalité », à des « images-de-réalité ».

« Qui peut affirmer savoir exactement pourquoi il agit comme il le fait au moment où il le fait ? » Questionne Miller.

« Personne. Chaque acte, chaque geste, peut être grevé d’un ‘‘pourquoi ?’’ ».

C’est la faculté imaginiste de l’agir humain qui phénoménalise les choses, qui imaginise le visible, qui à proprement parler rend visible le visible en le faisant image pour nous. Sans cette puissance imaginisante, les choses ne seraient que matériau. Celui-ci devient réel, n’existe pour nous que via la prise en charge par la puissance imaginisante qui est nôtre.

Richard Miller entend sonder cet interstice entre l’humain et la réalité par où l’humain advient à soi, par où l’humain découvre, expérimente et crée la liberté qui est sienne.

Vaste programme, avant d’aborder la PROTOHISTOIRE DE L’IMAGINISME, qui fera l’objet d’une prochaine chronique  concernant l’ouvrage « Esthétique Imaginiste » par Richard MILLER – Les Editions du CEP. 

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